Branding
Rapaille donne son diagnostic #psyQc
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(Rapaille pose aujourd’hui pour sa présentation dans un look Rock lunettes fumées sous les projecteurs à la Steve Job.)
(Crédit photo: Le Soleil, Patrice Laroche)
Voilà, comme prévu Rapaille vient de faire sa sortie publique sur son analyse de la ville de Québec tel que commandé par l’administration Labeaume.
Le point fort, c’est le sadomasochisme. Eh oui, semblerait que les gens de Québec sont sadomaso. Ça en a brusqué plus d’un. L’analogie s’illustre aussi très bien dans la relation globale du Québec avec la Canada et question indépendantiste. Un peu comme aux lumières du littéraire Hubert Aquin, l’analyse de Rapaille s’inscrit dans une observation de cette dualité en constante confrontation. Là l’idée d’un sadomasochisme collectif. En plus de l’amour pour les radios poubelles, la confrontation avec Montréal et l’amour profond envers cette ville bâti là où le Fleuve rétrécit.
Je vous invite à surveiller les articles demain dans Le Devoir, c’est le type de sujet qui allumera certaines réactions d’intellectuel.
Et si vous voulez avoir un autre type de réflexion, ben l’Oeil de Beloeil produira surement de très beaux recueillements de commentaires.
D’ailleurs, ce lien est toujours valide pour avoir de l’information.
D’ici là, Cyberpresse offre une bonne brochette d’articles.
Les Conteurs lavent plus blanc que blanc.
0Les publicités nous marquent souvent pour les bonnes raisons. Ce n’est pas tant le produit auquel on s’attache, mais plutôt au processus créatif derrière ce dernier qui donne une exécution mémorable, au final.
L’identification au produit est intégrée à une histoire, parfois de façon maladroite, parfois ingénieuse. Ces histoires nous transportent parce qu’elles dépaysent l’ordinaire… ou simplement parce qu’elles dépeignent notre réalité avec une exactitude déroutante.
On tombe en amour. On pleure. On aime cette chanson. On veut faire partie de la confrérie. On a envie de mettre nos pantoufles en dessous du lit de la blonde en robe rouge. On veut vivre dans cet endroit. On trouve que ça pue. On a envie de chauffer manuel. On s’attache à un personnage plus vrai que nature.
Dans ce même ordre d’idées, Jeff Lee de Bombe.tv a vécu un moment bien particulier. Il a eu la chance de passer du temps avec Mme. Jacqueline de la pub de Vidéotron, la nouvelle coqueluche des québécois. Tout cela afin de lui faire comprendre qu’être jeune, de nos jours, c’est tout sauf inintéressant.
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Au Laïka pour discuter médias sociaux
On adore. Je veux l’adopter. J’ai la certitude que son pain aux bananes est bien meilleur que le lait de la grand-maman réconfortante qui tricote des tuques géantes de Nolin BBDO.
Bien évidemment, cette initiative n’est pas dénuée de sens, elle est commercialement intéressée. Certains ont déclaré qu’on tente d’intégrer le produit Vidéotron de façon crapuleuse par le biais de ces capsules. Pas d’accord. Si vous avez déjà écouté TVA plus de 10 minutes, vous avez été exposés à bien davantage de messages.
L’idée est d’accoler un «feel good» autour de la marque et de mettre un visage sur les produits de Vidéotron. Je ne sens pas l’envie soudaine de me procurer un forfait courriel. C’est par des idées de la sorte qu’un branding efficace prend forme.
(Attention, lavage de linge sale à suivre)
En fait, on est pas mal tannés de la pureté nécessaire en publicité. Personne ne lave plus blanc que blanc. On vend tous quelque chose. Ce n’est pas meilleur ou moins bon que l’initiative Project Love de Starbucks. Même si ces derniers donnent des fonds pour enrayer le SIDA en Afrique, la finalité est de vendre des latte à 6 piasses. Faut pas se leurrer, merde. Mme. Jacqueline ne remettra probablement pas son cachet à la recherche sur la fibrose kystique, mais je suis certain que vous n’en faites pas de même avec votre salaire. Pourquoi les compagnies (et leurs initiatives marketing) doivent-elles être transparentes sous tous les fronts, alors que 80% (source: Les Publicistes) de la population n’est pas conséquente dans le dixième de ses actions?
(Fin de la bribe de chialage)
Les Publicistes ont donc sauté sur l’occasion unique de poser les vraies questions à M. Lee (le fils de feu Bruce), à 13h00 sur les ondes de CHOQ.fm. Nous allons également traiter de l’avenir de la webtélé et du futur des médiums publicitaires. Comme cela nous a réussi la semaine dernière, nous ouvrirons les lignes, histoire de devenir la tribune téléphonique de la pub québécoise.
Pensez à nous comme les Ron, Jean-Charles et Martin de CKAC. Videz-vous le coeur ou bedon posez nous des questions.
Coca-Cola & les consommateurs: une histoire d’amour.
0On ne se fera pas de cachettes, on approche malheureusement de la fin de notre BAC.
Fini l’irresponsabilité, les assurances de maman|papa, les gros retours de TPS et les 10% de rabais au Thaï Express. Au moment où j’écris ces lignes, la nostalgie me prend au nez comme une gigantesque bouchée de Wasabi.
Bien que le cursus de nos formations respectives semblaient complets au début de notre séjour à l’UQÀM, il ne constituait que la pointe de l’iceberg. De fait, l’explosion du web change la donne de plusieurs apprentissages. Plus on approche de la fin, plus on s’aperçoit que l’on nous forme pour des emplois qui n’existent pas encore. Nos enseignants ne sont pas à même de nous expliquer la teneur et les enjeux, ainsi que les notions d’éthique dans les nouveaux médias qui sont dans une phase d’expansion exponentielle (répétez ces deux mots plusieurs fois, c’est amusant.)
Ceci étant dit, le web, ainsi que certains ouvrages de référence viennent à notre rescousse quand vient le temps de compléter nos apprentissages et parfaire nos connaissances de médiums qui changent à tous les jours.
Aujourd’hui, j’ai été chargé par mon supérieur immédiat de comprendre la stratégie de Coca-Cola Company en ce qui a trait aux médias sociaux et au développement de la plateforme conversationnelle du futur.
La stratégie de Coca-Cola est d’une simplicité désarmante. Visiblement, Coca-Cola est devenue consumer centric dans les dernières années,. Plutôt que d’être restée confinée à des relations strictement managériales, elle s’est ouverte et est devenue une marque participative, une open brand. Bien que son influence s’instrumentalise par sa présence active dans plus de 206 pays du globe, ses dirigeants ont vite compris que cette dernière était beaucoup plus qu’une simple compagnie de breuvages. Les gens lui vouent un culte et le rapport annuel de brand value d’Interbrand entérine ce fait.
Bien que ces chiffres soient convaincants (on parle quand même de plus de 68 millions de $USD) et qu’ils traduisent la supériorité de Coca-Cola Company, il n’en demeure pas moins que les dirigeants ne sont pas des fanatiques de la «zone de confort».
En juin dernier, Jonathan Mildenhall déclarait que Coca-Cola avait été lent dans l’adoption de politiques relatives aux médias sociaux, mais que ces derniers avaient aujourd’hui appris de leurs erreurs (une erreur semblable à celle de Stationnement de Montréal dans l’affaire Bixi+Morrow Communications) et qu’ils se replaçaient désormais sur le droit chemin.
Et comment.
Le 29 avril, près de deux mois plus tôt, Adam Brown, spécialiste en nouveaux médias présentait la stratégie et les grandes orientations 2.0 de la transnationale. L’élément constitutif récurrent: la compréhension des consommateurs, l’enterrinement de leurs intérêts et une présence proactive authentique dans les différents réseaux sociaux.
La conférence et le support visuel d’Adam Brown:
Ladite stratégie est déclinée dans ce que Brown a baptisé les 4 «R». Et on est très loin des principes du recyclage…
À la lumière de ces initiatives simples, mais efficaces de la part de Coca-Cola, on constate que ces derniers ont réellement compris la force de l’apport du consommateur dans le développement d’une l’entreprise. Il s’agit en langage corporatif de recherche marketing, de benchmarking et de groupe focus gratuits, tout cela à la fois. Bien que le fameux ROI (return on investments) ne puisse pas pour l’instant être mesuré, les dirigeants de la marque culte semblent avoir saisi que ces actions ont une valeur inestimable.
La culture d’entreprise est désormais basée sur le consommateur, suivant le principe de la marque ouverte. Comme M. Brown l’a précisé dans son exposé, la compagnie aurait très bien pu mettre un terme aux activités des utillisateurs ayant créé le groupe Facebook de Coca-Cola. Au lieu de cela, Coca-Cola a préféré laisser la parole à ses clients et participer activement à la conversation. Cela envoie un message fort aux corporations qui tentent à tout prix de contrôler la teneur de leur message à des fins d’image publique. On parle donc d’une transparence et d’une authenticité exemplaires, deux qualités essentielles à une présence web efficiente.
Parallèlement à cette stratégie, un magnifique projet a été mis en place par la compagnie, histoire de pousser à son paroxysme la signature «Open Happiness»: Expedition 206.
Trois blogueurs affectueusement nommés «Happiness Ambassadors» parcourent 206 contrées du monde pour promouvoir la marque et faire vivre des expériences positives aux gens. Tout cela en assurant une présence accrue sur les médias sociaux, histoire que de pauvres mortels comme nous puissions les suivre.
Quelle initiative impressionnante.
De cette façon, Coca-Cola communique un message positif, fait preuve d’une présence accrue dans plusieurs médias et nous rappelle constamment son moto. De cette façon, Coca-Cola fait vivre la marque à un maximum de personnes en vendant autre chose que des sodas: une expérience. À mon avis, si le géant des boissons gazeuses poursuit nombre d’initiatives semblables, la valeur globale de la marque ne peut qu’augmenter, à long terme.
C’est donc en transmettant par ses différentes activités un message authentique, imputable et transparent que les multinationales se démarqueront dans les prochaines années, tant au niveau des relations avec les investisseurs qu’avec les consommateurs, en pleine explosion des médias sociaux.
«Everybody likes their own brand»
0Nous en avons déjà traité à quelques reprises, le personal branding est un sujet au goût du jour. De fait, dans un univers où les consommateurs sont exposés à près de 10 000 messages par jour, les marques «personnelles» deviennent des points de référence davantage que des compagnies avec un dessein uniquement mercantile. Cette affinité devient sentimentale et ladite relation avec la marque devient sentimentale, ce qui augmente le bénéfice lié à la consommation.
En termes clairs: «la madame est contente parce qu’elle a une forte attache émotive».
Pour illustrer la force de ce concept, le succès de Ricardo Larrivée est un exemple éloquent. En effet, ce dernier a fait la une du magasine Les Affaires ce mois-ci traitant de la force de son branding personnel, qui est à la source même de sa proposition d’affaires. Ladite marque s’exprime par les nombreux points de contacts que ce dernier a avec ses publics: l’émission de cuisine très «radio-canadienne» Ricardo diffusée sur la chaîne nationale, un autre programme télévisuel plus novateur, Ricardo & Friends, dans lequel ce dernier cuisine une série de plats pour une réception thématique, à même son domicile. En plus de tout ça, un magasine mensuel et un site web qui viennent complémenter les deux émissions, avec des trucs faciles et une récupération des recettes des émissions. Du véritable génie.
Il faut par ailleurs mentionner qu’une grande partie du succès de Ricardo est attribuable à l’obsession de la dernière décennie (particulièrement au Québec), bien manger et surtout, se faire à manger.
C’est le retour (ou l’arrivée) des hommes dans la cuisine.
et l’extase des femmes qui sont désormais accompagnées de leur conjoint dans ce qui n’est plus une corvée, mais bien un bonheur quotidien.
(Il faut d’ailleurs donner crédit à Sid Lee qui a instrumentalisé le succès de sa campagne pour IGA par une excellente compréhension des tendances du marché.)
C’est donc une déferlante puissante sur laquelle Ricardo a surfé pour se rendre là où il est dans l’esprit collectif, un véritable dieu vivant de l’art culinaire…
Bien que la tendance ait été favorable au développement de la marque Ricardo, il faut dire que la compréhension de la force d’un bon branding personnel était optimale au sein de son équipe. De fait, sa stratégie globale obéit aux règles du maître en la matière, David Armano.
M. Larrivée a focusé sur le contenu (émissions, magazine, etc.), il a tablé sur ses forces (sympathique, excellent cuisinier, belle apparence physique) et il s’est présenté en personne, son visage vendant davantage de magasines que les recettes à l’intérieur.
C’est donc une histoire à succès comme on en verra beaucoup dans les prochaines années, avec l’accessibilité des canaux de communication efficients comme les médias sociaux (Gary Vaynerchuck est un exemple éloquent). De ce fait, rien n’est désormais plus attrayant qu’une relation dans une expérience de consommation.
Un logo fleurit? (UEFA EURO 2012)
0Voilà! L’Union of European Football Associations (UEFA) vient de sortir leur logo. Il a été réalisé par l’agence Brandia Central. Un vidéo explicatif a aussi été produit dans le cadre de cette conception, et ce vidéo sort de l’ordinaire. La présentation du processus de conception est très imagé et très bien présenté.
Le dossier complet sur BrandNew



Un lift design pour Facebook
0J’en parlais à l’émission cette semaine, c’est une de mes petites découvertes qui faisiat lien avec notre dernière émission qui couvrait le design. Il s’agit d’une initiative (que je trouve plutôt réussis) d’un designer australien du nom de Barton Smith. En plus de mettre à jour de manière fabuleuse de style du très connu site Facebook, il semble en améliorer grandement la fonctionnalité. J’espère que son travail tombera sous les yeux de l’équipe de Palo Alto.
Resto to go
0Mon nouveau coup de coeur en matière de design est en partie réalisé par Sid Lee : le MuvBox : une boîte de restauration rapide dans le vieux-port de Montréal. Leur vidéo d’intro sur le site est délicieuse, probablement autant que leur homard, que je ne tarderai pas à essayer…




