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Goliath fabrique sa propre fronde.

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J’adore Sid Lee.

Leur façon de voir la créativité corporative est absolument révolutionnaire.

Ces professionnels multidisciplinaires (architectes, communicateurs, designers, etc.) font rayonner Montréal comme un pôle de la créativité dans le monde, grâce à une vision hors du commun .

Dernièrement, Grafika dévoilait la nouvelle identité (travaillée par Sid Lee) de la chaîne pour bambins Yoopa du Groupe TVA. Le principe du «motion design» est au coeur du nouveau branding de la chaîne qui est coloré et absolument adorable, tout à l’image de Yoopa. La flexibilité du logo est d’ailleurs géniale (20 logos différents actuellement déclinés, «and counting»)

Parallèlement, je lisais Julien Vallée, designer indépendant, sur le blogue d’Infopresse et sa vision du design et de la publicité m’a vivement intéressé. Dans la même journée, mon colocataire et ami @oliverchank me faisait part d’une découverte qu’il avait fait dans le courant de la semaine, comme quoi la nouvelle identité de Yoopa ressemblait étrangement au travail de Vallée.

Jusque là, pas de problème, Julien Vallée ne prétend pas avoir inventé le motion design, bien qu’il en soit un fort talentueux concepteur.

Là où se situe le problème, c’est dans une exécution en particulier, dans laquelle une main transperce le sol en tenant une insigne, visuel destiné à la couverture du livre High Touch Visuals des éditions Die Gestalten. Une signature particulière émerge du travail de Vallée qui présente des visuels soignés, colorés, éclatés et inspirés.

L’étonnante similarité des visuels (position de la main, couleurs, formes) est frappante. Les faits sont là, l’identité de Yoopa s’est fait connaître il y a deux semaines, alors que Julien Vallée a créé la couverture de High Touch Visuals en 2008.

Pléthore de questions se posent. Si vous souhaitez y répondre, faites-vous entendre dans les commentaires.

Considérant le fait que le caractère indépendant et niché du travail de Vallée fait en sorte qu’il n’est pas présent dans l’espace public populaire, est-ce du plagiat?

Est-ce qu’il s’agit ici de plagiat? | Qu’est-ce que le plagiat?

.s’approprier le travail créatif de quelqu’un d’autre et de le présenter comme sien;
.s’accaparer des extraits de texte, des images, des données, etc. provenant de sources externes et les intégrer à son propre travail sans en mentionner la  provenance;
.résumer l’idée originale d’un auteur en l’exprimant dans ses propres mots, mais en omettant d’en mentionner la source.

source: Bibliothèques UQÀM

Selon la définition propre, oui. C’est cependant très défendable.

À qui appartiennent les idées?

Paul Arden mentionnait dans son bestseller It’s not how good you are, it’s how good you want to be qu’il est absurde de s’approprier les idées. «Les idées appartiennent à tout le monde. Vous n’avez qu’à en trouver d’encore meilleures» (traduction libre)

Einstein, pour sa part, disait: «Ce n’est pas une mauvaise chose de plagier. Il suffit de savoir bien dissimuler ses sources» (traduction libre)

Est-ce que je me pose trop de questions?

Les protagonistes n’ont pas de temps à perdre avec cette histoire, même si à mon avis, cela pose un problème. En conséquence, même si l’exécution de Sid Lee est calquée sur le travail de Vallée, cette histoire n’aura pas de suite.

Julien Vallée continuera de s’imposer comme un innovateur en produisant des pièces de qualité.

Sid Lee continuera de s’imposer comme un leader d’expériences de marques à l’échelle mondiale.

Je souhaitais seulement mettre les faits «out there», faites en ce que vous voulez.

Les Conteurs lavent plus blanc que blanc.

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Les publicités nous marquent souvent pour les bonnes raisons. Ce n’est pas tant le produit auquel on s’attache, mais plutôt au processus créatif derrière ce dernier qui donne une exécution mémorable, au final.

L’identification au produit est intégrée à une histoire, parfois de façon maladroite, parfois ingénieuse. Ces histoires nous transportent parce qu’elles dépaysent l’ordinaire… ou simplement parce qu’elles dépeignent notre réalité avec une exactitude déroutante.

On tombe en amour. On pleure. On aime cette chanson. On veut faire partie de la confrérie. On a envie de mettre nos pantoufles en dessous du lit de la blonde en robe rouge. On veut vivre dans cet endroit. On trouve que ça pue. On a envie de chauffer manuel. On s’attache à un personnage plus vrai que nature.

Dans ce même ordre d’idées, Jeff Lee de Bombe.tv a vécu un moment bien particulier. Il a eu la chance de passer du temps avec Mme. Jacqueline de la pub de Vidéotron, la nouvelle coqueluche des québécois. Tout cela afin de lui faire comprendre qu’être jeune, de nos jours, c’est tout sauf inintéressant.

Chez Ubisoft pour Tester Rainbow Six: Vegas 2

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Au Laïka pour discuter médias sociaux

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On adore. Je veux l’adopter. J’ai la certitude que son pain aux bananes est bien meilleur que le lait de la grand-maman réconfortante qui tricote des tuques géantes de Nolin BBDO.

Bien évidemment, cette initiative n’est pas dénuée de sens, elle est commercialement intéressée. Certains ont déclaré qu’on tente d’intégrer le produit Vidéotron de façon crapuleuse par le biais de ces capsules. Pas d’accord. Si vous avez déjà écouté TVA plus de 10 minutes, vous avez été exposés à bien davantage de messages.

L’idée est d’accoler un «feel good» autour de la marque et de mettre un visage sur les produits de Vidéotron. Je ne sens pas l’envie soudaine de me procurer un forfait courriel. C’est par des idées de la sorte qu’un branding efficace prend forme.

(Attention, lavage de linge sale à suivre)

En fait, on est pas mal tannés de la pureté nécessaire en publicité. Personne ne lave plus blanc que blanc. On vend tous quelque chose. Ce n’est pas meilleur ou moins bon que l’initiative Project Love de Starbucks. Même si ces derniers donnent des fonds pour enrayer le SIDA en Afrique, la finalité est de vendre des latte à 6 piasses. Faut pas se leurrer, merde. Mme. Jacqueline ne remettra probablement pas son cachet à la recherche sur la fibrose kystique, mais je suis certain que vous n’en faites pas de même avec votre salaire. Pourquoi les compagnies (et leurs initiatives marketing) doivent-elles être transparentes sous tous les fronts, alors que 80% (source: Les Publicistes) de la population n’est pas conséquente dans le dixième de ses actions?

(Fin de la bribe de chialage)

Les Publicistes ont donc sauté sur l’occasion unique de poser les vraies questions à M. Lee (le fils de feu Bruce), à 13h00 sur les ondes de CHOQ.fm. Nous allons également traiter de l’avenir de la webtélé et du futur des médiums publicitaires. Comme cela nous a réussi la semaine dernière, nous ouvrirons les lignes, histoire de devenir la tribune téléphonique de la pub québécoise.

Pensez à nous comme les Ron, Jean-Charles et Martin de CKAC. Videz-vous le coeur ou bedon posez nous des questions.

Les Skywalker sont-ils chez Sid Lee?

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Dans le cadre du lancement de la ligne de soulier Star Wars de Adidas, voici la petite vidéo Youtube que Sid lee a conçu.

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«Everybody likes their own brand»

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Nous en avons déjà traité à quelques reprises, le personal branding est un sujet au goût du jour. De fait, dans un univers où les consommateurs sont exposés à près de 10 000 messages par jour, les marques «personnelles» deviennent des points de référence davantage que des compagnies avec un dessein uniquement mercantile. Cette affinité devient sentimentale et ladite relation avec la marque devient sentimentale, ce qui augmente le bénéfice lié à la consommation.

En termes clairs: «la madame est contente parce qu’elle a une forte attache émotive».

Pour illustrer la force de ce concept, le succès de Ricardo Larrivée est un exemple éloquent. En effet, ce dernier a fait la une du magasine Les Affaires ce mois-ci traitant de la force de son branding personnel, qui est à la source même de sa proposition d’affaires. Ladite marque s’exprime par les nombreux points de contacts que ce dernier a avec ses publics: l’émission de cuisine très «radio-canadienne» Ricardo diffusée sur la chaîne nationale, un autre programme télévisuel plus novateur, Ricardo & Friends, dans lequel ce dernier cuisine une série de plats pour une réception thématique, à même son domicile. En plus de tout ça, un magasine mensuel et un site web qui viennent complémenter les deux émissions, avec des trucs faciles et une récupération des recettes des émissions. Du véritable génie.

Il faut par ailleurs mentionner qu’une grande partie du succès de Ricardo est attribuable à l’obsession de la dernière décennie (particulièrement au Québec), bien manger et surtout, se faire à manger.

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C’est le retour (ou l’arrivée) des hommes dans la cuisine.

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et l’extase des femmes qui sont désormais accompagnées de leur conjoint dans ce qui n’est plus une corvée, mais bien un bonheur quotidien.

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(Il faut d’ailleurs donner crédit à Sid Lee qui a instrumentalisé le succès de sa campagne pour IGA par une excellente compréhension des tendances du marché.)

C’est donc une déferlante puissante sur laquelle Ricardo a surfé pour se rendre là où il est dans l’esprit collectif, un véritable dieu vivant de l’art culinaire…

Bien que la tendance ait été favorable au développement de la marque Ricardo, il faut dire que la compréhension de la force d’un bon branding personnel était optimale au sein de son équipe. De fait, sa stratégie globale obéit aux règles du maître en la matière, David Armano.

M. Larrivée a focusé sur le contenu (émissions, magazine, etc.), il a tablé sur ses forces (sympathique, excellent cuisinier, belle apparence physique) et il s’est présenté en personne, son visage vendant davantage de magasines que les recettes à l’intérieur.

C’est donc une histoire à succès comme on en verra beaucoup dans les prochaines années, avec l’accessibilité des canaux de communication efficients comme les médias sociaux (Gary Vaynerchuck est un exemple éloquent). De ce fait, rien n’est  désormais plus attrayant qu’une relation dans une expérience de consommation.

Resto to go

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Mon nouveau coup de coeur en matière de design est en partie réalisé par Sid Lee : le MuvBox : une boîte de restauration rapide dans le vieux-port de Montréal. Leur vidéo d’intro sur le site est délicieuse, probablement autant que leur homard, que je ne tarderai pas à essayer…

Sid Lee récupère pour le jour de la Terre

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À voir sur Joelapompe. C’est dommage.

Board-a-licious!

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Je suis Publiciste, mais j’ai également un grand intérêt pour le graphisme, un art que  je désirerais terriblement maîtriser, mais qui n’est offert qu’à quelques heureux élus.

J’ai longtemps fait du skateboard, même si j’étais aussi bon planchiste que graphiste… J’ai délaissé le skateboard il y a déjà près de 5 ans, mais je continue toujours de m’intéresser à cette merveilleuse discipline…

Et j’ai récemment découvert un site qui intégrait ces deux talents que je ne possède pas… 

http://www.blog.spoongraphics.co.uk/articles/over-220-stunning-creative-skateboard-graphics   vaut le détour.  Il serait pécher de tenter une rail avec ces petites oeuvres d’art.

 

Également dans le domaine du graphisme, je voudrais vous faire découvrir les artistes derrière le branding d’Adidas Original, qui fut commandé par l’agence montréalaise Sid Lee : 123Klan.

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